La zoopharmacognosie

La zoopharmacognosie permet aux scientifiques de trouver de nouvelles molécules grâce à l’observation des animaux sauvage afin de créer de nouveaux médicaments.

La nature recèle de remèdes, les animaux l’on bien compris, de nombreux scientifiques observent ce phénomène d’automédication. Le sujet fut déjà été évoqué par Aristote sur ces ouvrages, en le mentionnant.

« Les chiens lorsqu’ils ont des vers, mangent du blé au champs »

« L’histoire des animaux d’Aristote »

Qu’est-ce que la zoopharmacognosie ?

Un peu d’histoire !

Ensuite en 1978, Janzen a été le premier à suggérer que les animaux pouvaient se soulager de certains maux.

« En 1993 le terme zoopharmacognosie a été créé. Il dérive de la racine grecque zoo « animal », pharma « médicament », et gnosy « savoir ». »Sources Wikipedia. Cela résulte d’une étude à la fin des année 1970 par Rodriguez & Wrangham.

Cette jeune science tente d’établir des preuves réelles que les animaux utilisent leurs environnements pour se soigner.

Mais également comme thérapie préventive en tirant avantage des composés secondaires des plantes ou d’autres éléments présents dans la nature.

Dans la thèse de Gaëlle Fortin énumère de nombreuses espèces qui ont été observés et le sont encore actuellement.

En démontrant des comportements qui emmène l’animal à ingérer, se frotter tout en sélectionnant une partie précise d’une plante. Mais surtout ils démontrent qu’elle n’appartient pas à son régime alimentaire.

Quelques exemples de zoopharmacognosie.

 Le loup d’Amérique du Sud par exemple en ingérant le Solanum lycocarpon (famille des solanacée) riche en tanins. Ils l’utilisent contre les troubles gastriques ou intestinaux.

On observe que les fruits de cet arbre sont également consommés par la population locale. Et par ailleurs sont également prescrit en médecine populaire pour son action anti-inflammatoire.

Les oiseaux utilisent des éléments lors de « formicage » en se frottant contre des écorces d’agrumes pour bénéficier des effets répulsifs envers les insectes.

Les observations et les études démontrent beaucoup de phénomènes d’automédication qui interpelle le monde scientifique pour trouver de nouvelles molécules thérapeutiques et de futur traitement utiles en médecine conventionnelle. Ce qui est déjà le cas pour les chimpanzés.

Le primatologue Michael Huffman en a fait la conclusion de dire que les chimpanzés ont une pharmacopée naturelle en commun à celle de l’homme utilisées en ethnomédecine dans le traitement des troubles gastro-intestinaux, y compris le parasitisme.

Suite à l’observation du mode d’automédication des animaux sauvages. On note par exemple le vermifuge « Fluvermal », la molécule utilisée pour ce remède.

Qu’est-ce que la zoopharmacognosie appliquée ?

Le terme zoopharmacognosie appliquée permet aux animaux domestiqués ou vivants en captivités de sélectionner eux-mêmes les extraits de plantes. Auquel ils ont besoin pour aider à la régulation et au soutien de leur organisme. Cela permet de rétablir un équilibre et réguler le métabolisme, la vitalité, l’immunité.

De nombreuses personnes pratiquent cette discipline dans le monde et des résultats sont visibles et on fait ses preuves.

Qui utilise cette méthode chez les chiens, chats, cheval avec la zoopharmacognosie appliquée ?

Caroline Ingraham a écrit des livres à ce sujet en expliquant son mode d’approche et forme des personnes pour expliquer sa méthode, depuis une trentaine d’années.

Elle démontre les bienfaits des plantes dans l’amélioration du bien-être grâce à un travail continu de recherches scientifiques.

Il existe d’autre personne également comme Nayana Moraj. Elle utilise les huiles essentielles et les hydrolats ou bien des herbes aromatiques avec l’appui de la médecine chinoise. Elle a écrit des ouvrages également pour expliquer sa méthode dans « The essentiel oils for animals » puis « The aromatic dog ».

En pratique comment cela se passe pour les chiens ou les chats ?

En première étape des remèdes donnés par ordres durant la séance. On propose en premier les plantes en poudre, des huiles végétale (huile de coco pour son action vermifuge) puis l’argile. Cette première étape permet de voir les besoins de l’animal.

En seconde étapes les huiles essentielles ou hydrolats sont proposés. La personne voit si son problème est d’ordre physique ou comportemental.

  • Les problèmes physiques sont généralement : des allergies, problèmes ostéoarticulaires, problèmes tendineux, ligamentaires, digestifs…
  • Les problèmes de comportements sont : hyperactivité, agressivité, peurs.

Vous pouvez lire également mon article « le bien être de l’animal de compagnie » sur mon blog.

La zoopharmacognosie appliquée est une thérapie complémentaire mais elle ne remplace en aucun cas les soins vétérinaires.

Cette méthode est également appliquée et observé dans les animaux d’élevages . Elle permet de diminuer les apports en antibiotique.

En naturopathie animale on peut également utiliser cette méthode pour emmener le chien ou le chat vers l’homéostasie.

la zoopharmacognosie
Séance de zoopharmacognosie lors de mon stage en Suisse.

Mais qu’est-ce que l’homéostasie ?

Selon le dictionnaire Larousse: « C’est le processus par lequel l’organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur entre les limites des valeurs normales. »

L’ organisme recherche toujours l’équilibre ou homéostasie chez l’animal.

Le corps régule plusieurs constantes comme:

  • l’équilibre acido-basique
  • le fonctionnement des systèmes de régulation de l’organisme. (le système immunitaire, le système nerveux ou le système endocrinien.)

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